Le Coquillage histoires de femmes à l'ouvrage

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1.
Coudre à la main Paraît sûrement bien simple On enfile l’aiguille Et on coud le tissu Mais pour faire chaque point Faire chaque petite empreinte Il faut évidemment En savoir un peu plus Ce qui importe le plus N’est pas la qualité Nature ou coloris Du fil à enfiler Ce qu’on remarquera C’est ce qu’on fait au chas Cha-cha-cha Chas poussé par le dé le dé le dé à coudre Chas botté par le dé, dé à coudre J’ai la piqûre pour cette armure Qui chasse la douleur faite au doigt Cha-cha-cha C’est un petit objet Très souvent cylindrique Dans lequel on insère Le bout de notre doigt Qu’il soit en cuir, en verre Porcelaine ou plastique Peint, gravé, ciselé Dans un morceau de bois On glisse le majeur Dans cette petite maison Bien au chaud, à l’abri On entonne chanson Et d’une douce voix Chant’ la chanson du chas Cha-cha-cha Il y a très longtemps Pour broder sur les toiles Les femmes du Moyen-Âge Prenaient un coquillage Le glissaient précieusement Au doigt comme une bague Et le jour tout du long Travaillaient leur ouvrage Iseult a bien brodé Héloïse sans doute Gentes dames éplorées Que plus rien ne redoutent Elles font de jolis draps Pour l’amant qui viendra Cha-cha-cha Originellement Les dés servaient à coudre Mais l’usage voulu Qu’on en fisse un peu plus Sans avoir inventé Bouton à quatre trous On peut en faire mesure Pour prendre un petit coup Juste un doigt de ceci Un dé à coudre de ça Trinquons avec amis Rinçons-nous le détroit Un dé à ton voisin Il t’ouvrira les bras Cha-cha-cha
2.
02:07
La vente du tissu Fallait faire une croix d’sus Dans les nouvelles terres Du roy d’France Drapiers et marchands En gardaient jalousement Le monopole De la vieille France Certains tisserands De Beaupré, d’l’île d’Orléans Firent en secret Pour leur usage Sur leurs métiers Des toiles à tisser Avec du lin Tires le lin Rouies le lin Roules le lin Teilles le lin Le bon lin canadien Tirelire lirelin Et mea culpa Avec du lin Et aussi du chanvre Mais tout changea En l’an mil-sept-cent-trois Quand des pirates Surprirent La Seine Qui naviguait Sans se méfier des anglais Le cap sur la Nouvelle de France Ils firent la capture Du vaisseau français Trop bien rempli De draperies Et les habitants De l’île d’Orléans N’eurent pas le lin Tires le lin… N’eurent pas le lin Non plus le chanvre Depuis ce temps On permis aux canadiens De faire de bien belles semences L’intendant Raudot Pour le bien d’la colonie Distribua des graines de France Et ces braves gens Filèrent un bon coton Tissèrent aussi Avec la laine de leurs moutons Et c’est depuis En Canada On tisse le lin Tires le lin… Dans ce Canada On tisse le lin Aussi bien le chanvre
3.
02:48
Belle Doëte à sa fenêtre se tient Lit en un livre mais son cœur est au loin De de son ami Il lui souvient lui souvient Qu’en terre sainte est allé tournoyer Et son cœur est en deuil Un écuyer tout au bout de la salle Est arrivé, et déboucle sa malle Belle Doëte est descendue, toute pâle Afin d’avoir des nouvelles, bonnes ou mauvaises Et son coeur est en deuil Belle Doëte, à l’écuyer a demandé Où est celui que j’ai tant aimé? Hélas! Ne puis vous le cacher Mon maître est mort! Au combat fut tué Et son coeur est en deuil
4.
Tire, tire, tire l'aiguille ma fille Demain demain tu te marie mon amie Tire tire tire l'aiguille ma fille Ta robe doit être finie Sous tes doigts naissent des fleurs Lettres de paillettes, et de diamants Le diadème d'oranger porte bonheur Est entre les mains de ta maman Laï laï laï, tire, tire l'aiguille ma fille Laï laï laï tire, tire l’aiguille mon amie Ta chambre est couverte de petits bouts de soie Le chat sur le tapis s'en donne à coeur joie Près du feu qui danse, le fauteuil se balance Et berce ton père endormi Ta maman sans dire mot Achève de plier ton trousseau Ton papa saura demain, après le bal Qu’un mariage coûte bien du mal La lumière de la lampe fume et chancelle Tes yeux se couvrent d'un rideau de dentelles Ne les laisse pas se fatiguer mon amie Demain, il faut être jolie Et quand l'orgue chantera Lorsqu'enfin tu lui prendras le bras Puissent des millions d'étoiles au fil des heures Semer votre route de bonheur
5.
6.
Soeur fileuse Soeur relieuse Soeur tisserande Soeur marchande Soeur de métier Soeur alliée Sainte artisane Ayez pitié Ah ces brodeuses, ces habiles dentellières Aux mains expertes font apparaître Des roses, des grappes des vignes en soie Des épis d’or et des orfrois Tisseranderie d’où est sortie La catalogne du pays De la tavelle et du galon Des cordons d’aube et des rubans Toile pour les ch’mises et puis les nappes Les essuis-mains aussi les draps Du monastère des Augustines Aux p’tites Soeurs grises de Montréal Pour ces nonettes du Canada De jarretières elles n’en font pas Pour c’qui est des ceintures fléchées Rien que les mains pas de métier Avec les doigts on fait tressage Mouvement appris chez les sauvages Puis raffiné à l’Assomption Pour les bourgeois comme de raison Soeur lingère Soeur robière Soeur couturière Soeur dépensière Soeur lavandière Soeur teinturière Sainte artisane Ayez pitié Dorure, argenture, carnation Pour statuaire de profession Des dents de loup à brunir l’or Secrets anciens, patience d’ange Mère de Brésoles fut pharmacienne Puisant dans la flore laurentienne Les potions de cette religieuse Étaient quasi miraculeuses Une ciergerie pour les chandelles La tête du boeuf aussi de l’âne Cierges pascals, les p’tites bougies L’enfant-Jésus et les bouquets Un mot sur la savonnerie Savon fait de lard et de beurre Ces provisions des britanniques Pour l’Hôtel-Dieu furent bénéfiques Soeur doreuse Soeur graveuse Soeur ingénieuse Soeur sculpteuse Soeur ébéniste Soeur alchimiste Saintes artisanes Ayez pitié Ces dames au courage sans fin Ont tissé notre histoire de leurs deux mains
7.
8.
Celui dont je suis l’amie est cointe et gaie Pour s’amour, serai jolie tant com vivrai L’amour m’a en sa baillie Qui me tient jeune jolie Veuil aimer sans félonie autant que sais Ne sais si c’est bonne envie mais j’aimerai Moult me plait sa courtoisie Jamais un jour de sa vie Ne pensa a vilainie, Ccela je sais Soit puni qui m’en chastie car l’aimerai Joie d’amour cré jalousie Laides gens du mal en die Bien sais qu’en perdrai la vie si s’amour n’ai Dieu qu’aucun ne m’enchastie el amour ai
9.
10.
Le nombre de mailles pour faire des bas Ça dépend d’la laine que t’as 72, 24 par broche 3 broches, le compte est là 2 à l’endroit, une à l’envers Prends tes 4 broches et continues 2 pis 1 pis 2 pis 1 pis… Au bout d’un pouce c’est tout uni Tu continues comme ça et pis t’allonges ton bas C’est ma mère qui m’a montré ça Pour faire ton talon t’as une pièce à tricoter Les mailles de ta jambe t’en prends la moitié 36 sur une broche tu tricotes tout uni Chaque première de rang pas de tricoti J’passe elle j’tricote elle, j’passe elle j’tricote elle J’passe elle, j’passe et j’tricote l’autre Pour former ton talon c’est pas vraiment compliqué Les mailles du talon t’en prends la moitié J’en ai 36, j’en tricote 18 j’en rajoute 3 pis 2 ensembles J’dévire et compte À raplisser comme ça 2 là, là, pis là Ton talon va être formé c’est pas moi qui l’a inventé Passe ta laine là, une à l’envers Tu tricotes elle, tu tricotes l’autre et l’autre pas Tu r’lèves des mailles le long d’la jambe Qund t’es rendu l’autre bord Tu r’lèves des mailles de l’autre côté Et continues à tricoter Tous par la main Une à l’endroit, une à l’envers Et pis deux ensembles Swing la suivante et en foulant! Encore une fois! Changez d’côté vous vous êtes trompés Au bout du rang tu demandes à m’man Domino on va avoir chaud! Si t’as plus de mailles qu’au début Quand t’arrives dans les coins T’en tricotes deux ensembles mais seulement aux deux tours Tricoti et tricota 2 par ici et 2 par là Oui mais pas là Pour former ton pied dessour uni, dessus côtelé T’en tricotes une pour vrai et pis 2 ensembles Au bout du rang 2 autres ensembles Pis la dernière Quand t’es rendu tout proche d’ici T’en enlèves à tous les tours Quand t’es rendu à raplisser c’est tout uni Tricoti tricota et v’la un bas Tricotin tricoti et c’est fini Et quand on a bien tricoté on a plus qu’à turluter…
11.
12.
Me voilà mal amanchée j’un bouton su’l bout du nez Quand je viens pour regarder j’vous dis que ça m’fait loucher J’vous assure c’est bien souffrant ça m’fait faire du mauvais sang J’me suis fait un bon onguent y’a guéri dans pas grand temps Pis j’en ai un su’l’bout d’la langue qui m’empêche de turluter Pis ça me fait bégay gay gay gay bégay gay gay gay bégayer J’ai un clou su’l nerf du cou qui est aussi grand qu’un trente sous J’en ai un sur le menton qui est aussi gros qu’un citron J’en ai un autre su’l bord d’l’oreille qui m’sert de pendant d’oreille J’vous assure qu’i’ ternissent pas sont garantis 14 carats J’ai d’la misère à marcher j’ai une mordure en d’sour du pied Quand je mets mes beaux souliers j’vous assure ça m’fait boiter J’ai fait ça l’été passé quand j’ai été au Saguenay C’est en m’en allant baigner une écrevisse m’a pincé l’pied Y’a des fois j’ai l’rhumatisme et d’autres fois j’ai la pituite Quand je mange d’la soupe aux pois j’ai des brûlements d’estomac Pour guérir mon mal de rein j’mange des crêpes de sarrazin Si ça continue comme ça I’vont chanter mon Libera Si v’s êtes comme ça mes amis ça veut dire qu’vous êtes mal pris J’ai un conseil à vous donner vous êtes mieux d’vous faire soigner Avant que ça aille trop loin allez voir le médecin Quand on attend trop longtemps ça finit par un enterrement
13.
Aux années du régime français Les femmes savaient porter le corset Les femmes savaient porter le corset Sans manche, allant jusqu’à la taille Comme sous-vêtement chemise jusqu’aux jarrets Puis le jupon, tablier et bonnet Au XVIIIe les robes flottantes Jupes drapées par dessus des paniers Jupes drapées par dessus des paniers Taille fine et d’énormes hanches On recouvrait les dos de manteaux Une jolie traîne complétait le tableau La bicyclette fut révolution On inventa la jupe-pantalon On inventa la jupe-pantalon Culotte courte aux genoux froncée Elle se porte aussi avec des jambières Mais on ne parle pas de fermeture Éclair L’automobile fut révolution Plus de corset, de jupe longue et chignon On porte plutôt les jupes aux genoux Les chandails échancrés à manches courtes Pour les coiffures c’est l’ère des mises-en-plis Le petit chapeau-cloche et le bibi Puis arrive la fermeture Éclair Qui ouvre et ferme petites dents de fer Qui ouvre et ferme des petits crocs Et cela fit l’tour de la terre C’est plus commode que le boutonnage Mais un peu moins rapide que le velcro
14.
15.
Un matin m’y suis levé-e (bis) C’est pour cueillir la rose pourpré-e Refrain : J’enfile l’aiguille et je couds et je maille et je coupe et je taille je fais mes boutons je file ma quenouille en gardant mes moutons en gardant mes moutons En chemin je l’ai perdu-e (bis) C’est le meunier qui l’a trouvé-e Refrain Au meunier qui l’a trouvé-e (bis) Ah rendez-moi ma rose pourpré-e Refrain Je ne peux pas vous la rendre (bis) Elle est si douce et si parfumé-e Refrain
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04:13
Dans les grandes maisons d'couture Y en a qui sont trottins Ou bien vendeuses et par nature Y en a qui sont mannequins Y en a qui font des corsages D'autres qui font des surjets Moi mesdames messieurs mon ouvrage C'est d'faire les robes en biais Pour bien biaiser une robe, ma foi Y en a pas deux pas deux comme moi Je suis biaiseuse chez Paquin Je biaise du soir au matin Les veillées c'était mon bonheur J'suis pas pour la journée d'huit heures Et le travail de nuit ne m'fait pas peur Je suis biaiseuse chez Paquin Pour mon métier j'ai le béguin Quand mes parents m'voient pas rentrer Y disent : "Y a pas à s'inquiéter Elle est encore en train d'biaiser" Quand j'entrai dans la partie C'fut une révolution Dès l'commencement je m'suis sentie Une très grande vocation La première fois comme d'usage Y eut du tirage un peu Mais quand j'eus perdu mon tirage Je m'y mis avec feu A mon métier je prenais goût J'voulais biaiser un peu partout Je suis biaiseuse chez Paquin Je travaille hors du magasin J'emporte de l'ouvrage quand il faut Je biaise en voiture en auto Une fois même j'ai biaisé dans l'métro Avec ardeur avec entrain Mais l'docteur qu'est v'nu l'autre matin M'a ordonné des tas d'sirop M'a dit qu'il fallait prendre du r'pos Ben... Il a trouvé que j'biaisais trop Je vais m'installer bien vite Me marier, quel bonheur ! Avec un jeune homme plein d'mérite Qui est ouvrier plisseur Pour nous installer à l'aise Comme nous n'avons pas l'sou Je biaiserai d'abord sur une chaise Et lui plissera tout doux L'principal c'est qu'y ait pas d'retard Qu'on dise pas que je biaise en canard Je suis biaiseuse chez Paquin Mon homme plissera dans l'magasin C'est ça qui s'ra gentil ma foi On fera tout l'ouvrage chez moi En s'entraidant comme chacun le doit Avec ardeur avec entrain Nous nous partagerons l'turbin Afin de n'pas nous esquinter Sitôt qu'j'aurai fini d'biaiser C'est lui qui s'mettra à plisser
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Hip hop grand-maman dis-moi dont comment Comment tu t’y prends? Dans ton temps on cousait on brodait P’tits et gros ouvrages les mains travaillaient On brodait le fil, on filait la laine La laine des montons de ma tante Hélène Dans ton temps on savait tout ça Aujourd’hui c’est juste du made in China Hip hop tante Thérèse Avec deux aiguilles t’es donc bien à l’aise Dans ton temps on était capable De boucher des trous de coudre des boutons De mettre bout-à-bout des morceaux d’tissu Pour les courtepointes des lits d’la maison Dans ton temps on savait tout ça Aujurd’hui c’est juste du made in India Hip hop chère Memé Avec ta navette t’as donc du métier Dans ton temps on teignait on r’prisait On savait tailler on savait tricoter On savait habiller de la tête aux pieds Les p’tits et les grands de la maisonnée Dans ton temps on savait tout ça Aujourd’hui c’est juste du made in Coréa Hip hop des Grands-mères, Des Fermières nous en sommes bien fières La récu vous l’avez vécue Bien avant que nous mettons le mot dessus Tricote, détricote Rac’mode, passe à l’autre Ramasse, ramanche Rapièce, ertaille Ernipe, dézipe zipe zipe zip’ Découpe, découds et pis v’là l’bout! Dans vot’temps temps tout l’monde faisait ça Aujourd’hui c’est juste du made in Indonésia Pourquoi payer ton jeans plus cher Tes p’tites culottes et ta brassière Économise su’l portefeuille Et pense donc pas à tes aieules Pense pas à ceux qui font faillite Leu trous dans les bas viennent pas des mites Ils viennent du fait qu’tout l’monde fait ça Qu’tout l’monde achète made in China Mais y faut pas s’décourager L’épingle du jeu faut la tirer La solution tu sais c’que c’est Faut qu’on soit tricoté serré Au d’sus en d’sous tous par la main On foule ensemble jusqu’au matin Salue l’voisin swing la voisine Aux quatre coins présente, revient La chaîne des dames, un cotillon Une p’tite promenade et puis rentrons à la maison Dans ton temps grand-maman on savait tisser Remettons l’ouvrage cent fois su’l’métier! Mais y’a ces femmes, y’a ces femmes Hommage à ces femmes qui trament leur fil d’âme À ces artistes qui tissent, qui mixent Qui réinventent le textile ou qui avec toute leur passion poursuivent La tradition

about

Le disque Le Coquillage, histoires de femmes à l’ouvrage
est tiré du spectacle du même nom et met à l’avant-scène l’histoire des femmes et du textile à travers les époques.
Pour le spectacle, la toile de fond est un conte breton datant de l’an mil racontant l’histoire de Yolaine artisane. Par des sons de diverses cloches qui rappellent le sablier, nous faisons voyager Yolaine en remontant le temps jusqu’au jour d’aujourd’hui.
Pour le disque, nous avons gardé tous les éléments du spectacle mais les avons placés dans un ordre différent, sans chronologie, afin de faire basculer les auditeurs dans un voyage surprenant.
Plusieurs de ces chansons et musiques sont originales, composées pour l’occasion par Liette Remon.
Voici donc un hommage fait aux femmes qui ont cousu, brodé et tissé notre histoire de leurs mains.

credits

released December 8, 2016

Mélanie Demers: chant, flûte, vielle-à-roue, musique-à-bouche, percussions
Liette Remon: chant, violon, rebec, cornemuse, gemshorn, ukulélé, cloches

REMERCIEMENTS
Femke Bergsma, François Blanchette, Nadia Delisle, Monique Laflamme, Huguette Lauzé, Thérèse Leblanc, Sophie Pomerleau, Jean-Philippe Reny, Pierre Tanguay, Marie-Claude Tardif

MUSICIENS INVITÉS
Nadia Delisle: accordéon
Marie-Claude Tardif: contrebasse
Jean-Philippe Reny: banjo, oud
Pierre Tanguay: percussions, guimbardes

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about

Liette Remon Québec

LIETTE REMON, originaire de Petit-Pabos sur le côté sud de la péninsule gaspésienne et fille de violoneux, oscille avec bonheur entre tradition, renaissance, moyen-âge et musique expérimentale. Elle est récipiendaire en 2010 du prix Innovation/Tradition qui vise particulièrement à souligner l’innovation et l’originalité dans la présentation publique d’une pratique culturelle. ... more

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